La commune de Saint-Julien-le-Montagnier se situe dans le Haut Pays Varois, en limite des Alpes-de-Haute-Provence, au sein du Parc naturel régional du Verdon. Village perché, pittoresque et accueillant, il culmine à 583 mètres d'altitude et son belvédère offre un panorama exceptionnel permettant de découvrir 7 départements.

La trentaine de hameaux, riches de leur patrimoine, disséminés sur les 7560 hectares de la commune se découvre de préférence à pied ou à vélo. Qu'il s'agisse de randonner dans un environnement préservé, de goûter les saveurs de ses produits ou de découvrir son patrimoine médiéval, Saint-Julien saura vous réserver un accueil de qualité.

L'occupation du territoire de la commune est attestée depuis la Préhistoire sur des sites tels que la grotte des Pignolets (chalcolithique) ou le site de Malavalasse avec la présence d'un oppidum sans doute occupé alors par la tribu ligure des Albicii.

Les Romains s'installèrent bientôt sur le territoire de la commune, carrefour des voies commerciales entre Riez, Rians et Saint-Maximin, installant un peu partout des villas, embryons de nos hameaux actuels. Ainsi, celui des Mayons tire son nom de la déformation en « maisons » du mot latin «mensiones » qui se traduit par : gîte d'étape pour voyageur.

La proximité d'un cimetière au hameau de Saint-Pierre tend à confirmer cette théorie. Au début de la Christianisation de la région, le territoire est rapidement placé sous l'autorité de l'évêché de Riez. Les seules traces des premiers édifices religieux de la commune sont les deux fragments de cancel du VIème siècle enchâssés dans le chevet de l'église actuelle ainsi qu'au-dessus de la petite porte de la façade.

Au XIème siècle, la recrudescence de la ferveur religieuse se traduit par la reconstruction des chapelles gallo-romaines du Plan, de la Trinité et de Saint-Pierre et l'édification de l'église actuelle de Saint-Julien. Son mur oriental est intégré au castrum dont il ne reste aujourd'hui que quelques soubassements sous le réservoir d'eau du village. Des remparts qui ceignaient la ville, il ne reste que quelques pans souvent intégrés dans les habitations et la porte Gourdane (XIIIème s.) qui ouvre sur l'aire des moulins (aussi appelée «aire du Bout du Monde»).

Une autre porte permettait d'entrer au village par la route actuelle. A proximité, se trouvait la chapelle des Pénitents (privée) qui fut transformée au XVIIème siècle en Miséricorde (établissement spécialisé dans le soin des pauvres) appelée Hôpital Charité.

Malgré sa situation stratégique au confluent des routes commerciales entre le nord et le sud de la région,Saint-Julien n'a jamais connu l'opulence. Le vieux village était d'accès difficile, l'eau se refusait à s'y laisser conduire et même les moulins abandonnés au profit de ceux fonctionnant sur l'intarissable Malavalasse et le Verdon.

Ses habitants n'étant plus abrités par les remparts, préférèrent rapidement se rapprocher de leurs cultures et s'établirent dans les hameaux. En effet, ceux-ci jouissaient presque toujours d'une fontaine, d'un lavoir ou de quelques puits qui apportaient l'eau nourricière. L'eau courante ne sera pas amenée à Saint-Pierre avant 1958, et il faudra attendre 1968 pour que l'ensemble de la commune soit alimenté.

Disséminé dans les différents hameaux de la commune, le patrimoine de Saint-Julien est fait de chapelles rurales (église des Rouvières, Saint-Pierre, l'Eclou…), de fontaines, de lavoirs (Fondicard près du Hameau de Malaurie, Saint-Joseph à côté de la Ricarde, Fontette à Saint-Pierre…), d'oratoires, de fermes, etc. Et bien sûr, le château d'eau avec son panorama à 360°.

Attention : en période estivale, les massifs forestiers sont susceptibles d'être interdits, notamment par jour de grand vent.